[Eco-quartier] Le logement social français se met au vert

L' »éco-duo vert » composé de l’architecte Christian Gimonet et de l’industriel de la construction durable Jacob lance un nouveau projet de lotissement de logements sociaux écologiques très peu énergivores.

Crédit Photo

Déjà à Bourges en 2007, puis à la Charité sur Loire en 2008, le duo travaille de concert avec les organismes publics HLM (OPAC Bourges Habitat et Nièvre Habitat) pour permettre au plus grand nombre d’accéder à des logements durables prouvant, une fois de plus, qu’il est parfaitement envisageable de proposer des solutions à la fois écologiques, esthétiques et financièrement compétitives dans le secteur du logement social.

C’est donc dans la Nièvre (58), que la construction de 13 maisons bioclimatiques labellisées Effinergie sera lancée dès le mois prochain, s’inscrivant ainsi dans le programme « Constructions à Basse consommation » de la Région Bourgogne. C’est le concept de diffusion de bâtiments à ossature bois industrielle, lancé par la Société POBI, filiale du Groupe JACOB, qui a permis de développer ce projet ambitieux.

Vous pouvez en juger : il s’agit de 13 maisons à basse consommation d’énergie, disposant d’un terrain privatif et d’un séjour traversant, proposées au loyer mensuel allant de 370 à 490 euros : deux maisons T2, huit T3 et trois T4. Selon le constructeur les maisons T2 et T3  seront à rez-de-chaussée et les T3 disposeront d’un jardin d’hiver  et d’un abri de jardin . Les T4 auront leur séjour au rez-de-chaussée et les chambres à l’étage. Le montant total de l’opération est de 1 259 627 Euros Hors Taxes pour une surface construite de 1 315 m2,  soit un coût de  957.89 € /m2 HT.

Les équipements de chaque maison sont composés de capteurs solaires pour l’eau chaude sanitaire, d’une ventilation mécanique à haut rendement et d’un puits canadien. Le constructeur indique d’ores et déjà que le chauffage au plancher (avec pompe à chaleur air-eau) engendrera pour le locataire un coût net d’environ 30 euros mensuels seulement. Les maisons disposeront également d’un système de collecte des eaux des toitures recueillies dans une cuve de 300 litres.

Pour se faire une idée du rendu final, on peut se référer à la réalisation précédente de « l’écoduo vert Jacob-Gimonet » : les 55 Villas Urbaines Durables de Bourges (18) dont 40 logements sociaux locatifs et 15 en accession à la propriété. Là aussi, le souci des « 3E » (esthétisme, écologie et économie) a été constant.

Des villas de 85 m² à 70 000 euros

Crédit photo et diaporama complet du projet ici

L’esthétisme du projet est pensé à toutes les échelles sans toutefois entraver les impératifs économiques et de développement durable. A l’échelle du lotissement, les maisons individuelles sont implantées suivant un arc de cercle et séparées les unes des autres par un garage de 2 places ; tandis que les ensembles de logements accolés sont réalisés en décalage latéral et altimétrique.

A l’échelle du pavillon, on observe une avancée en bow window sur l’entrée et une attention toute particulière a été donnée aux couleurs et aux matériaux des façades, partagés entre bardage Finncolor et bardage en lames de béton, conçues spécifiquement pour cette opération.

L’aspect économique est au coeur du projet dont l’ouverture au secteur social s’appuie sur des coûts faibles (821 euros HT/m2) permis par l’apport industriel d’ossatures bois préfabriquées en usine.

L’écologie et le développement durable étaient à l’honneur  ce qui a permis au projet de remplir de façon effective les 14 cibles d’engagement de la charte HQE®. Les principes issus du bioclimatisme ont par conséquent guidés l’entièreté du projet : solaire passif par le biais du jardin d’hiver, ventilation mécanique double flux, puits canadien, récupération de l’eau de pluie, chauffage par le sol, toiture débordante permettant d’obtenir de meilleurs résultats en thermique d’été, comble ventilé, et introduction de chaudières gaz couplées avec des capteurs solaires (installés sur les abris de jardins et les terrasses des jardins d’hiver pour une surface de 4m2) afin de subvenir aux besoins en énergie du circuit eau chaude de chaque logement.

Crédit photo et diaporama complet du projet ici

Encore une fois, dans les deux projets, c’est une démarche globale qui est mise en oeuvre. La construction est appréhendée comme un système dont il est nécessaire, pour le rendre performant, de réduire les besoins énergétiques, tout un assurant aux futurs habitants un confort optimal et un prix compétitif.

Publicités