[Autoconstruction] Les maisons de terre gagnent du terrain (3/3)

Sacs de sable ou de terre, pour quoi faire ? … pour le façonnage de dômes écologiques en terre cuite, pour le remplissage des structures en bois de maisons à très bas prix… voici que ces fameux sacs ou earthbags ont touché l’industrie de la construction de maisons de type standard et draguent même les projets plus luxueux.

Les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes :

Crédit Photos

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Les Européens vont-ils, longtemps encore, rester frileux à cette démarche qui, en plus d’être écologique, est économique et très rapide à mettre en oeuvre ?

[Autoconstruction] Projet 10×10, les maisons à 5500 euros (2/3)

Les « châteaux » de sable de Nader Khalili n’en ont pas fini de faire des émules. En effet, les Eco-dômes de Cal-earth ont fortement inspirés la société sud-africaine EcoBeam, qui a réadapté et redeveloppé le concept pour le secteur des logements à bas coûts. Ainsi,dès mars 2008,  sur l’initiative de  Ravi Naidoo, fondateur de Design Indaba, le projet « 10X10 » de construction d’une dizaine de maisons économiques utilisant la technique de l’empilement de sacs de sable a vu le jour en Afrique du Sud.

Après avoir présenté les travaux de 10 équipes d’architectes du monde entier (1), c’est le projet du bureau d’architectes MMA qui a été retenu pour lancer cette initiative devant permettre de reloger les dix familles d’une communauté habitant des cabanes et autres abris de fortune du Freedom Park, dans la banlieue de Cape Town. La mise en oeuvre de ce projet, fidèle au concept originel de N. Khalili, est entièrement écologique puisque la matière première, le sable, est creusé et transporté par les femmes de la communauté depuis quelques centaines de mètres à peine du lieu final de construction.

La procédé technique insolite se conforme aux réglementations locales en matière de construction et de ce fait, le projet de l’architecte Luyanda Mpahlwa a rapidement obtenu l’aval du Conseil municipal de la ville de Cape Town. Pour la somme de 8600 dollars (US) -soit 5500 euros à ce jour- les familles disposent d’une maison de 10 mètres sur 10 ceinte d’une zone originale d’interaction entre espace public et espace privé. En plus d’être très économique, la qualité de la construction est, d’après Ecobeam, égale sinon supérieure aux consntructions classiques de briques et de mortier.

Les architectes ont choisi de laisser le concept et le design de ces maisons libres de droits afin de faciliter leur diffusion dans les zones où la construction de logements à bas coûts devient impérieuse, principalement en Afrique.

(1) Composition des équipes d’architectes :

Luyanda Mpahlwa (Cape Town) et Will Alsop (Londres) ;
Jo Noero (Cape Town) et Cameron Sinclair (San Francisco) ;
Vanessa September (Cape Town) et Lindy Roy (New York) ;
Andrew Makin et Janina Masojada (Durban) en collaboration avec Christoph Egret (Londres) ;
Lesley Carstens et Silvio Rech (Johannesburg) en collaboration avec Thomas Heatherwick (Londres) ;
Stefan Antoni (Cape Town) et Eva Jiricna (Londres) ;
Ruben Reddy (Durban) et Mark Dytham (Tokyo) ;
Martin Kruger (Cape Town) et David Adjaye (Londres) ;
Henning Rasmus (Johannesbourg) et Shigeru Ban (Tokyo) ;
Don Albert (Cape Town) et Tom Dixon (Londres).

[Eco-construction] Un concept abouti de maison verte – USA

La maison phare du recyclage.

Il s’agit d’une maison écologique d’architecte, préfabriquée, montée en 8 heures. Elle met en oeuvre les technologies les plus avancées dans les domaines de la domotique, des matériaux recyclés, du traitement des déchets, de la gestion de l’eau et des énergies.

Visite à Santa Monica, Californie.

[Série] Celui qui voulait apprivoiser la lumière ?

Persiennes corses

Persiennes corses

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Celosia, jalousie, persienne, transenne, moucharabieh et autres brise-soleils.

En bois, en métal ou en béton, fixe, orientable ou amovible, ils sont conçus pour permettre de protéger une façade de l’exposition solaire. SI certains de ces dispositifs sont connus et largement utilisés sous nos latitudes, tous ont été mis au point pour découper la lumière traduisant, subtilement, des façons différentes de jouer avec le soleil et de créer des zones d’ombre.

Pour certains de ces éléments typiques de l’architecture des pays du Sud, les sociétés des pays du Nord ont trouvé des variantes, volets et jalousies en font partie ; d’autres restent largement méconnus parfois  à tort jugés comme inadaptés.

Il s’agit dans cette serie d’articles de questionner la potentialité de chacun de ces dispositifs et, au-delà des fonctions purement esthétiques, d’envisager quelles pourraient en être les transpositions et adaptations dans un contexte socio-culturel différent.