Ma maison solaire en pain d’épices

Initier à la construction durable par la pâtisserie, en famille.

gingersolaire

Miniaturiser la mksolaire, une « vraie et grande » maison verte actuellement exposée au Musée des Sciences et de l’Industrie de Chicago en une pâtisserie gourmande et éducative à la fois, voilà l’ idée de la très originale Michelle Kaufmann.

Changement d’échelle donc, mais tout y est préservé : du bois de façade aux panneaux solaires, en passant par le toit végétalisé et le système de récupération de l’eau. Regardez plutôt :

gingersolaire2

realhome

mksolaire

Pour suivre pas-à-pas la création de cet éco-gâteau ludique, il nous faut retourner un an auparavant, lorsque l’architecte américaine nous proposait sa recette de pain d’épices au gingembre confit entièrement bio en même temps que ses plans pour réaliser la « gingerLotus » -autre maison préfabriquée « réelle » qu’elle a imaginé- dont elle propose la création en miniature (en anglais).

gingerlotus2

gingerlotus-final1

gingerlotus

On peut choisir de suivre et d’imprimer les plans de la maquette gingerlotus (pages 4 à 7) ou préparer le plan de sa propre maison, armé d’un crayon, d’une règle plate, d’une paire de ciseaux et de papier cartonné. Vous pourrez donner les mesures que vous aurez choisies à votre maison solaire miniature. N’oubliez pas, dans ce cas, de tracer les différentes parties des murs et surtout du toit de la maison sur le papier cartonné.

Ensuite, le mode opératoire est simple et si l’on veut vraiment se faciliter la tâche, à la place du pain d’épices américain au confit de gingembre proposé par Michelle Kaufmann, le pain d’épices européen traditionnel fera très bien l’affaire :

Recette  de pains d’épices adaptée de la Hexenhaus allemande

Ingrédients composant la pâte à pain d’épices conventionnelle :
  • 700 g de miel bio
  • 200 g (250 ml) de sucre bio
  • 200 g (220 ml) de beurre bio
  • 2 oeufs bio
  • le zeste d’un citron non-traité
  • 2 c. à soupe de poudre de cacao bio et issu du commerce équitable
  • 2 sachets d’épices pour Lebkuchen (1)
  • 1 kg de farine bio
  • 10 g (2 c. à soupe) de sel Hartshorn salt (carbonate d’ammonium ) (2)
  • 5-6 c. à soupe de lait bio
  • 4 g ou 4 c. à soupe de carbonate de potasse (levure chimique)
  • un peu de farine pour le plan de travail
Ingrédients composant le glaçage :
  • 2 blancs d’oeufs
  • 300 g (750 ml) de sucre glace
  • 6 gouttes de jus de citron
  • l’intérieur d’une gousse de vanille
Décoration

  • 8 « panneaux solaires » ou carrés de chocolat bio issu du commerce équitable
  • pépites de chocolat de différentes couleurs (bleu, vert et rouge)
  • Poudre de noix de coco bio
Préparation
  1. Au bain-marie, faire fondre le miel, le sucre et le beurre en brassant de temps en temps avec une cuillère en bois ;  laisser tiédir hors du feu.
  2. Incorporer au fouet les oeufs, le zeste de citron, la poudre de cacao et les épices. Ajouter ensuite la farine et bien mélanger.
  3. Dans une petite tasse, faire dissoudre le sel Hartshorn dans 3-4 cuillerées à soupe de lait ;  dans une autre tasse, faire dissoudre le carbonate de potasse dans le reste du lait. Incorporer ces deux ingrédients à la pâte et pétrir le tout.
  4. Envelopper la pâte dans une pellicule plastique et laisser reposer 24 heures à la température ambiante. Le lendemain, pétrir la pâte à nouveau rapidement ;  l’étendre au rouleau sur un plan fariné en calculant une épaisseur de 1-2 mm.
  5. Prendre le modèle en papier cartonné, poser les formes des différents éléments sur la pâte étalée au rouleau à pâtisserie et découper à l’aide de la roulette ou d’un couteau fin.
  6. Utiliser les tombées de pâte pour fabriquer de plus petits éléments (la porte, les arbres et tout autre élément décoratif). Déposer toutes les formes sur une plaque à biscuit recouverte de papier cuisson et cuire dans un four préchauffé à 180° C   pendant 5-10 minutes.
  7. Pendant ce temps, monter les blancs d’œufs en neige ;  ajouter le sucre glace et fouetter jusqu’à obtenir un mélange crémeux mais épais. Incorporer le jus de citron et la vanille. Verser cette crème dans une poche à douille ou un sac plastique hermétique et couper l’embout.
  8. Prendre une surface dure pour monter la maison.
  9. Lorsque les formes cuites sont bien refroidies, monter la maison en utilisant le mélange de blancs d’œufs et de sucre glace comme une colle pour les faire tenir en place.
  10. Décorer avec les « panneaux solaires », les pépites de chocolat de couleurs (pour les éléments comme l’eau, la végétation, …), la poudre de noix de coco, etc.

________________________

Notes :

(1) épices pour Lebkuchen : c’est un mélange d’épices vendu en sachets comprenant, en portions égales, de la cannelle, de la noix muscade, des clous de girofle et du tout-épice aussi connu sous « épice de la Jamaïque ». On l’utilise particulièrement dans la confection du pain d’épice (Lebkuchen).

(2) Sel Hartshorn : Hirschhornsalz – Bicarbonate d’ammonium : C’est l’agent levant qui permet aux pâtes de gonfler et de mieux se développer durant la cuisson grâce à la production gazeuse qu’il produit en présence de chaleur. On retrouve l’usage de cet ingrédient dans beaucoup de recettes de la vieille Europe notamment le pain d’épice, les biscottis, les biscuits plats, etc.

Maintenant à vous d’imaginer, de créer… et manger… en famille, votre propre maison solaire !

Publicités

[Agenda] Paris : « Bâtir écologique » du 28 au 30 novembre 2008

Rencontrez les 108 exposants de cette nouvelle édition du salon national de la construction écologique et de l’habitat sain.

affiche Bâtir éco 2008

C’est la 5e édition de « Bâtir écologique » qui aura lieu du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2008 dans la Grande Halle de la Villette à Paris.

Cette année encore, une sélection très intéressante de conférences, d’ateliers, de démonstrations, de projections de films est prévue.

[Autoconstruction] Les maisons de terre gagnent du terrain (3/3)

Sacs de sable ou de terre, pour quoi faire ? … pour le façonnage de dômes écologiques en terre cuite, pour le remplissage des structures en bois de maisons à très bas prix… voici que ces fameux sacs ou earthbags ont touché l’industrie de la construction de maisons de type standard et draguent même les projets plus luxueux.

Les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes :

Crédit Photos

Crédit Photos

Les Européens vont-ils, longtemps encore, rester frileux à cette démarche qui, en plus d’être écologique, est économique et très rapide à mettre en oeuvre ?

[Autoconstruction] Projet 10×10, les maisons à 5500 euros (2/3)

Les « châteaux » de sable de Nader Khalili n’en ont pas fini de faire des émules. En effet, les Eco-dômes de Cal-earth ont fortement inspirés la société sud-africaine EcoBeam, qui a réadapté et redeveloppé le concept pour le secteur des logements à bas coûts. Ainsi,dès mars 2008,  sur l’initiative de  Ravi Naidoo, fondateur de Design Indaba, le projet « 10X10 » de construction d’une dizaine de maisons économiques utilisant la technique de l’empilement de sacs de sable a vu le jour en Afrique du Sud.

Après avoir présenté les travaux de 10 équipes d’architectes du monde entier (1), c’est le projet du bureau d’architectes MMA qui a été retenu pour lancer cette initiative devant permettre de reloger les dix familles d’une communauté habitant des cabanes et autres abris de fortune du Freedom Park, dans la banlieue de Cape Town. La mise en oeuvre de ce projet, fidèle au concept originel de N. Khalili, est entièrement écologique puisque la matière première, le sable, est creusé et transporté par les femmes de la communauté depuis quelques centaines de mètres à peine du lieu final de construction.

La procédé technique insolite se conforme aux réglementations locales en matière de construction et de ce fait, le projet de l’architecte Luyanda Mpahlwa a rapidement obtenu l’aval du Conseil municipal de la ville de Cape Town. Pour la somme de 8600 dollars (US) -soit 5500 euros à ce jour- les familles disposent d’une maison de 10 mètres sur 10 ceinte d’une zone originale d’interaction entre espace public et espace privé. En plus d’être très économique, la qualité de la construction est, d’après Ecobeam, égale sinon supérieure aux consntructions classiques de briques et de mortier.

Les architectes ont choisi de laisser le concept et le design de ces maisons libres de droits afin de faciliter leur diffusion dans les zones où la construction de logements à bas coûts devient impérieuse, principalement en Afrique.

(1) Composition des équipes d’architectes :

Luyanda Mpahlwa (Cape Town) et Will Alsop (Londres) ;
Jo Noero (Cape Town) et Cameron Sinclair (San Francisco) ;
Vanessa September (Cape Town) et Lindy Roy (New York) ;
Andrew Makin et Janina Masojada (Durban) en collaboration avec Christoph Egret (Londres) ;
Lesley Carstens et Silvio Rech (Johannesburg) en collaboration avec Thomas Heatherwick (Londres) ;
Stefan Antoni (Cape Town) et Eva Jiricna (Londres) ;
Ruben Reddy (Durban) et Mark Dytham (Tokyo) ;
Martin Kruger (Cape Town) et David Adjaye (Londres) ;
Henning Rasmus (Johannesbourg) et Shigeru Ban (Tokyo) ;
Don Albert (Cape Town) et Tom Dixon (Londres).

[Autoconstruction] Les « Eco-dômes », maisons-céramiques (1/3)

Nader Khalili, architecte d’origine iranienne et fondateur du Cal-Earth Institute en 1991, a été parmi les premiers à créer et développer des techniques de construction extrêmement résistantes et rapidement mobilisables dans des contextes d’urgence. Il a ainsi développé une technique appelée Super Adobe pour réaliser des abri d’urgence « Emergency shelters » ou « Sandbag shelter » (abris de sacs de sable) en milieu sinistré (tremblement de terre, ouragan, tornade, inondations, etc.).

Cette technique a également permis de créer de réels lieux d’habitations durables en forme de dôme. La terre est extraite du lieu même de construction et on en remplit des sacs de toile que l’on empile de façon à dessiner la forme de ces « éco-dômes ». L’ensemble est renforcé avec du fil de fer barbelé puis un feu est allumé à l’intérieur : une coque de terre cuite extrêmement solide et isolante (thermiquement et acoustiquement) se forme supportant l’ensemble de l’édifice.

Ainsi, la mise en place de ces maisons peut se faire rapidement (4 semaines en moyenne) par une équipe de 3 à 5 personnes sans qualification particulière en usant d’un minimum de matières premières – principalement le sable ou la terre et sans utiliser le bois – prélevés directement sur le lieu de construction. L’Iran, dont Nader Khalili s’est largement inspiré pour mettre au point ces techniques, a constitué le premier terrain d’expérimentation pour ces « maisons-céramiques ».

Avec différentes adaptations, cette même technique du SuperAdobe a pu servir pour construire de plus grandes infrastructures comme des écoles, des hôpitaux mais aussi des ponts, routes, stabilisations de cours d’eau, digues, etc. Le système a fait ses preuves à grande échelle en 1994 en Iran, lorsque le pays a dû mettre en place des camps d’accueil pour des milliers de réfugiés Irakiens. Le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD)  des Nations-Unies se sont également penchés sur la technique et les réalisations de Nader Khalili pour les expérimenter au Pakistan en 2005 et en Iran en 2002 comme abris pour les réfugiés des tremblements de terre. Entre-temps, en 2004, la structure de Nader Khalili a été récompensée par le prix triennal Aga Khan.

Aujourd’hui la technique du SuperAdobe de Nader Khalili a été exportée et mise en oeuvre dans plusieurs pays du monde (Etats-Unis, Mexique, Sénégal, Afrique su Sud, Inde, Pakistan, en France au Jardin des Plantes de Nantes). Le plan de la maison de base imaginée par l’architecte comptait une surface habitable de 40 m² environ. Depuis l’éco-dôme a évolué, les plans se sont complexifiés et les constructions se sont agrandies tandis que l’esprit du concept originellement né dans l’imagination de son concepteur reste intact : une alternative rapide, écologique  et économique aux constructions classiques.

Avec l’éco-dôme Nader Khalili a posé les premiers jalons de l’ère des constructions durables entièrement biodégradables et accessibles à tous.

Vidéos :

[Eco-concept] Le kit de la maison en bois « Pobi »

La maison en bois industrielle, standardisée et… moins chère selon Pobi, du Groupe Jacob.

Nous vous proposons 4 vidéos sur la fabrication industrielle française de maisons en bois livrées avec une notice de montage et qui se montent en quelques semaines. Coût réduit de 10 % par rapport à une maison classique construite en parpaings.

Vidéo 1 : montage sur chantier d’une Maison Ossature Bois (MOB) à partir d’éléments fabriqués industriellement.

Vidéo 2 : vidéo produite par la société Pobi (Nièvre, 58) sur la fabrication et pose du kit XA (prototype) : une maison bois fabriquée et montée en un temps record de 3 jours. Découvrez toutes les étapes de la réalisation d’une maison en ossature bois.

Vidéo 3 : description du procédé industriel de fabrication des murs à ossature bois

Vidéo 4 : présentation générale de l’entreprise qui a pour objectif de se placer parmi les 5 leaders européens de la construction en bois.

[Portrait] De l’économie solidaire aux éco-logements sociaux

Le projet Chênelet : une démarche complète de réinsertion, dont la partie visible concilie environnement et économie, et dont la partie cachée révèle des exigences sociales particulièrement fortes qui oscillent entre entrepreneuriat social et logement social.

francois-martyPortrait de François Marty, Président et fondateur de Chênelet.

« Qu’est-ce qui est à l’origine du projet Chênelet ? »

Notre métier d’origine est le bâtiment, une compétence que nous essayions alors de développer dans le cadre de l’insertion, mais avec des résultats très mitigés car le bâtiment est emblématique des métiers qui recquièrent beaucoup de savoir-faire. Si nous sommes revenus à ces « premières amours », c’est parce que force est de constater que ces mêmes personnes auxquelles nous voulions offrir du travail sont également celles qui souffrent du mal logement. J’entends par là le résultat de politiques parfois aberrantes, sous forme de barres et de tours, où règnent la promiscuité et les matériaux de mauvaise qualité, le tout associé à des consommations de flux que ces personnes n’ont certainement pas les moyens de se payer.

Pourquoi cette situation ? S’agit-il d’une spécificité française ?

Plusieurs facteurs ont contribué à cet état de fait. Le problème est d’abord juridique, car dans les textes rien n’apparaît pour favoriser des matériaux écologiques et sains. La pyramide des âges, en matière de bâti, est complètement aberrante (les logements les plus caractéristiques des faiblesses des procédés constructifs sont ceux des années 70, peu ou très mal isolés, NDLR). De plus, les métiers du bâtiment ont une image très négative, le manuel est stigmatisé.


Qu’ont à offrir les logements sociaux du Chênelet ?

Trois groupes de travail ont été montés en amont de la conception. En premier lieu, il faut citer l’expertise apportée par les femmes vis-à-vis des usages du logement : le souhait d’une bonne isolation, la facilité d’accès aux sanitaires, le cellier, ou encore des porte-fenêtres assez larges pour faire pénétrer un lit médicalisé… Dans un autre groupe de travail, nous nous sommes penchés sur ce que l’écologie pouvait apporter concrètement au logement. Le meilleur exemple en est le coût annuel du chauffage, soit une somme de 80€ en 2006. Les principaux atouts des maisons Chênelet, c’est l’usage de matériaux écologiques, comme le bois.

Vous utilisez des matériaux plutôt non conventionnels…

Attention, notre métier ne relève pas pour autant de l’écologie, ni des matériaux de construction, mais bien de l’Économie Sociale et Solidaire, de l’insertion, de la capacité à réinventer les métiers. Pour cela, il nous a fallu « reprogrammer nos ingénieurs » (et c’est un défi qui nous a permis de rassembler autour de notre projet des compétences très précieuses), pour que des agents de manoeuvre, des gens faiblement qualifiés, puissent travailler avec les matériaux que nous utilisons. Au sujet de ces matériaux, je tiens à détromper ceux qui pensent que les obstacles à leur utilisation sont infranchissables. Au Chênelet, l’agrément n’est pas venu des autorités administratives, mais des assureurs, qui, cerise sur le gâteau, nous ont même annoncé un coût inférieur de 20% au coût moyen d’une assurance grâce à l’utilisation du bois.


Nous assistons donc à l’ouverture d’un marché de l’éco-construction ?

C’est effectivement à l’émergence d’un marché qui se promet gigantesque à laquelle nous assistons. La disparition des « barrières d’entrée » sur le marché des éco-matériaux va faire que les grands groupes vont s’engouffrer dedans, après avoir entretenu pendant des années le mensonge selon lequel la réglementation était un obstacle infranchissable. Avec toute une série de conséquences positives pour des filières déjà existantes : je pense en particulier aux filières locales qui peuvent alimenter des procédés de construction propres au territoire, comme les Carrières du Boulonnais qui nous fournissent en argile, et ce très en deçà de leur capacité (de 800 tonnes par jour de sous-produits, issus de leur activité principale, jusqu’alors considérés comme des déchets). On est très, très loin, ici, de la menace de pénurie qui plane sur les filières de matières premières en général.

Cette référence au territoire local des procédés constructifs, cela revient à (ré)inventer les métiers du bâtiment…

Il faut effectivement créer les conditions pour répondre à ce marché. Avec l’aide du réseau Cocagne, et avec l’appui de l’ADEME et du Conseil Régional Nord Pas-de-Calais, nous travaillons à identifier les conditions d’un réseau d’éco-constructeurs qui démarre depuis notre région. Paralèllement, nous développons une gamme de maisons plus urbaines, avec des matériaux plus classiques (ouate de cellulose…), ainsi qu’une autre génération de maisons en bois et paille. L’idée est, de manière générale, de définir des gammes et des procédés qui soient facilement reproductibles.

Vous parlez toujours de maisons, alors que la verticalité semble devenir la règle des projets d’urbanisme durable, notamment au regard de l’empreinte écologique….

Effectivement, et nous assumons pleinement le fait de construire des pavillons dans une dimension d’éco-logements sociaux… il y a là dans notre démarche une part d’incertitude, mais c’est de l’ordre du vivant : mieux vaut réhumaniser la vie plutôt que l’empiler ! La ville est un phénomène inévitable, inversement cela me paraît idiot d’aller étaler en milieu rural. Les familles en ville ont un droit à l’espace.

Source