[Le site] Green Inked va de l’avant !

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Chères lectrices, chers lecteurs,

Vous êtes de plus en plus nombreux sur Green Inked et nous tenons à vous en remercier.

Depuis son lancement, en septembre 2008, c’est  la première mue de votre webzine vers une version magazine plus adaptée au contenu et à nos projets. Nous travaillons donc à son amélioration en procédant au transfert vers un nouveau serveur et nous vous proposerons également une nouvelle interface. Mais ce n’est pas tout : en plus de votre souscription aux feeds RSS,  vous pourrez suivre notre actualité par l’envoi de notre newsletter mensuelle.

Pour toutes ces raisons, le site greeninked.com sera inaccessible à cette adresse pendant quelques jours, nous tenons à nous excuser pour les désagréments occasionnés. Vous pourrez néanmoins consulter tous nos articles sur ce blog jusqu’à tant que Green Inked version 2, soit disponible et prêt à vous accueillir, encore plus nombreux, dans un cadre plus agréable.

Nous vous donnons rendez-vous  sur la nouvelle version de Green Inked !

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[Accession] La livraison de T5 écologiques en accession à la propriété aux portes de Paris

Programme immobilier écologique en Location-Accession (PSLA)

Quartier de la Plaine Saint-Denis, par Logirep du Groupe Polylogis en partenariat avec Chênelet Développement. La livraison des deux T5 en accession est prévue avant la fin d’hiver 2008.

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Communiqué de presse

Suresnes – le 02 avril 2008
Logirep inaugure deux maisons écologiques en bois à Saint-Denis.
Un programme inédit de logements sociaux-écologiques, permettant aux familles modestes de se loger dans un habitat sain aux portes de Paris.

  • Logirep, filiale parisienne du groupe Polylogis, un des grands bailleurs sociaux indépendants inaugure, ce jour, deux premières maisons écologiques en bois, dans le quartier de la Plaine Saint-Denis.
  • Ce nouveau projet expérimental est l’une des pistes exploitées par le groupe, dans sa recherche de solutions écologiques performantes et conformes aux préoccupations sociales.
  • Il confirme l’avancée de Polylogis sur le secteur du développement durable et sa volonté de se conformer dès à présent aux objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement.

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Un concept inédit dans le logement social

A l’origine du projet : la volonté exprimée par la commune de Saint-Denis de créer un « écoquartier » dans le secteur de la Plaine, en pleine mutation depuis une dizaine d’années.
Retenue pour son expérience des problématiques écologiques et sociales, Logirep a été chargée de construire un ensemble de 15 maisons sociales, sur le modèle des constructions en bois développées par l’Entreprise SPL, dans le Nord-Pas-de-Calais. L’application de ce concept original, encore inédite sur le secteur du logement social a demandé à Logirep, alors en charge du montage financier et de la maîtrise d’ouvrage, une étude et une gestion rigoureuse des coûts afin de répondre à l’objectif qui lui était fixé : proposer des habitations confortables, performantes sur le plan écologique et compatibles avec les critères financiers du logement social.
A ce jour, Logirep a achevé la construction des deux premières maisons écologiques en bois, certifiées Haute Qualité Environnementale et labellisées Qualitel, sans qu’aucun surcoût n’ait été généré pour ses habitants. Ces deux pavillons d’un étage, de type F5 sont proposés à lapropriété. Les autres habitations prévues dans le programme seront proposées à la location sociale.

Un habitat économe en énergies, écologique et sain

Les objectifs écologiques et économiques ont été rendus possibles par une combinaison judicieuse des principaux matériaux de construction (bois, terre crue, cellulose, fermacell…), tous « respirants », cohérents avec les modes de chauffage choisis (poêle masse, plancher chauffant), qui permettent aux maisons en bois de développer un niveau de confort thermique de très haute qualité. Un système de récupération des eaux pluviales a été mis en place, pour couvrir 40% des besoins en eau dans le logement (sanitaire, arrosage). Dans ce but, les maisons ont été équipées d’une toiture végétalisée, qui outre son pouvoir de rétention en eau, constitue une isolation naturelle et offre un cadre vert aux riverains.

Un projet à dimension humaine et sociale

La mise en oeuvre de ce projet s’est effectuée en collaboration avec le cabinet d’architectes Georges Roux. Deux entreprises solidaires qui pratiquent l’insertion professionnelle ont été également mobilisées : la Scop « Scierie et Palettes du Littoral », chargée de l’ossature bois des maisons ainsi que l’APIJ-BAT, chargée du bardage bois, des menuiseries, de l’électricité et des revêtements de sols.
Les futurs habitants ont été fortement impliqués au projet. Ils ont été amenés à s’exprimer, en amont, sur les choix d’équipement et d’agencement de leur logement. Des sessions de formation sont, également, prévues pour les initier aux comportements écologiques à adopter pour une consommation responsable de l’énergie.

« Nous sommes fiers d’avoir pu mener à bien la première étape de ce projet, à forte dimension humaine, écologique et sociale, soit l’aboutissement de 2 longues années d’effort, précise Christian Giuganti, Directeur Général de Logirep. A travers cette opération, qui allie accession à la propriété et logement locatif très social, nous démontrons une fois de plus notre capacité à fournir des logements de qualité, conformes aux exigences thermiques actuelles ainsi qu’aux contraintes financières des familles modestes. Le concept des constructions en bois constitue une des solutions écologiques intéressantes. Nous en exploitons d’autres, comme l’utilisation, par exemple de panneaux solaires ou photovoltaïques, de pompes à chaleur, de chaudière à co-génération, ou encore de bâtiments en Monomur», conclut-il.

Coût total des opérations : 900 000 euros TTC

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Ma maison solaire en pain d’épices

Initier à la construction durable par la pâtisserie, en famille.

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Miniaturiser la mksolaire, une « vraie et grande » maison verte actuellement exposée au Musée des Sciences et de l’Industrie de Chicago en une pâtisserie gourmande et éducative à la fois, voilà l’ idée de la très originale Michelle Kaufmann.

Changement d’échelle donc, mais tout y est préservé : du bois de façade aux panneaux solaires, en passant par le toit végétalisé et le système de récupération de l’eau. Regardez plutôt :

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Pour suivre pas-à-pas la création de cet éco-gâteau ludique, il nous faut retourner un an auparavant, lorsque l’architecte américaine nous proposait sa recette de pain d’épices au gingembre confit entièrement bio en même temps que ses plans pour réaliser la « gingerLotus » -autre maison préfabriquée « réelle » qu’elle a imaginé- dont elle propose la création en miniature (en anglais).

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On peut choisir de suivre et d’imprimer les plans de la maquette gingerlotus (pages 4 à 7) ou préparer le plan de sa propre maison, armé d’un crayon, d’une règle plate, d’une paire de ciseaux et de papier cartonné. Vous pourrez donner les mesures que vous aurez choisies à votre maison solaire miniature. N’oubliez pas, dans ce cas, de tracer les différentes parties des murs et surtout du toit de la maison sur le papier cartonné.

Ensuite, le mode opératoire est simple et si l’on veut vraiment se faciliter la tâche, à la place du pain d’épices américain au confit de gingembre proposé par Michelle Kaufmann, le pain d’épices européen traditionnel fera très bien l’affaire :

Recette  de pains d’épices adaptée de la Hexenhaus allemande

Ingrédients composant la pâte à pain d’épices conventionnelle :
  • 700 g de miel bio
  • 200 g (250 ml) de sucre bio
  • 200 g (220 ml) de beurre bio
  • 2 oeufs bio
  • le zeste d’un citron non-traité
  • 2 c. à soupe de poudre de cacao bio et issu du commerce équitable
  • 2 sachets d’épices pour Lebkuchen (1)
  • 1 kg de farine bio
  • 10 g (2 c. à soupe) de sel Hartshorn salt (carbonate d’ammonium ) (2)
  • 5-6 c. à soupe de lait bio
  • 4 g ou 4 c. à soupe de carbonate de potasse (levure chimique)
  • un peu de farine pour le plan de travail
Ingrédients composant le glaçage :
  • 2 blancs d’oeufs
  • 300 g (750 ml) de sucre glace
  • 6 gouttes de jus de citron
  • l’intérieur d’une gousse de vanille
Décoration

  • 8 « panneaux solaires » ou carrés de chocolat bio issu du commerce équitable
  • pépites de chocolat de différentes couleurs (bleu, vert et rouge)
  • Poudre de noix de coco bio
Préparation
  1. Au bain-marie, faire fondre le miel, le sucre et le beurre en brassant de temps en temps avec une cuillère en bois ;  laisser tiédir hors du feu.
  2. Incorporer au fouet les oeufs, le zeste de citron, la poudre de cacao et les épices. Ajouter ensuite la farine et bien mélanger.
  3. Dans une petite tasse, faire dissoudre le sel Hartshorn dans 3-4 cuillerées à soupe de lait ;  dans une autre tasse, faire dissoudre le carbonate de potasse dans le reste du lait. Incorporer ces deux ingrédients à la pâte et pétrir le tout.
  4. Envelopper la pâte dans une pellicule plastique et laisser reposer 24 heures à la température ambiante. Le lendemain, pétrir la pâte à nouveau rapidement ;  l’étendre au rouleau sur un plan fariné en calculant une épaisseur de 1-2 mm.
  5. Prendre le modèle en papier cartonné, poser les formes des différents éléments sur la pâte étalée au rouleau à pâtisserie et découper à l’aide de la roulette ou d’un couteau fin.
  6. Utiliser les tombées de pâte pour fabriquer de plus petits éléments (la porte, les arbres et tout autre élément décoratif). Déposer toutes les formes sur une plaque à biscuit recouverte de papier cuisson et cuire dans un four préchauffé à 180° C   pendant 5-10 minutes.
  7. Pendant ce temps, monter les blancs d’œufs en neige ;  ajouter le sucre glace et fouetter jusqu’à obtenir un mélange crémeux mais épais. Incorporer le jus de citron et la vanille. Verser cette crème dans une poche à douille ou un sac plastique hermétique et couper l’embout.
  8. Prendre une surface dure pour monter la maison.
  9. Lorsque les formes cuites sont bien refroidies, monter la maison en utilisant le mélange de blancs d’œufs et de sucre glace comme une colle pour les faire tenir en place.
  10. Décorer avec les « panneaux solaires », les pépites de chocolat de couleurs (pour les éléments comme l’eau, la végétation, …), la poudre de noix de coco, etc.

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Notes :

(1) épices pour Lebkuchen : c’est un mélange d’épices vendu en sachets comprenant, en portions égales, de la cannelle, de la noix muscade, des clous de girofle et du tout-épice aussi connu sous « épice de la Jamaïque ». On l’utilise particulièrement dans la confection du pain d’épice (Lebkuchen).

(2) Sel Hartshorn : Hirschhornsalz – Bicarbonate d’ammonium : C’est l’agent levant qui permet aux pâtes de gonfler et de mieux se développer durant la cuisson grâce à la production gazeuse qu’il produit en présence de chaleur. On retrouve l’usage de cet ingrédient dans beaucoup de recettes de la vieille Europe notamment le pain d’épice, les biscottis, les biscuits plats, etc.

Maintenant à vous d’imaginer, de créer… et manger… en famille, votre propre maison solaire !

[Eco-concept] Le centre annulaire de Gwanggyo en Corée du Sud

Quand les pains de sucre émergent en milieu urbain.

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C’est finalement le cabinet d’architectes néerlandais MDRDV qui a remporté le projet Suwon Gwanggyo New City Power Center. Il s’agissait d’imaginer à quoi pouvait ressembler le centre-ville de demain dans cette zone urbaine de près de 80 000 habitants située à 35 km au Sud de Séoul, en Corée du Sud.

L’enjeu était conséquent : il s’agissait de créer un centre-ville autosuffisant, mixte et ouvert qui puisse accueillir à la fois de l’habitat, une zone culturelle, économique et commerciale tout en gardant l’aspect environnemental au centre du projet.

MDRDV a relevé le challenge avec brio en proposant un plan original s’appuyant sur des principes architecturaux novateurs : les buildings sont conçus comme des jardins verticaux permis par un concept d’anneaux superposés de taille décroissante qui accueilleront, entre autres, des terrasses végétalisées, un système de recyclage de l’eau et des patios qui composeront autant de traits d’union entre les différents espaces, privés, publics ou semi-publics du projet. Pas un mot de plus, pour l’instant, sur d’autres mesures concrètes et durables dans ce centre-ville qui se veut tout de même autosuffisant énergétiquement à l’orée 2014.

Selon les prévisions et modalités actuelles du projet, les chantiers du Gwanggyo Power Centre devraient débuter en 2010 et les constructions seront partagées entre 200 000 m² réservées au résidentiel, 48 000 m² de bureaux, 200 000m² de surface de stationnement (?!?) tandis que les 200 000 m² restants seront divisés entre les sphères culturelle, commerciale et des espaces de loisirs.

Le projet est actuellement entre les mains d’un consortium d’entreprises locales (DA Group) et internationales (le britannique Arup) -à la tête duquel on trouve Daewoo- et des autorités locales de la province de Gwanggyo afin de procéder aux études de faisabilité et au chiffrage.

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[Agenda] Salon BatiEco à Sophia Antipolis, 29 et 30 janvier 2009

Catalyseur de rencontres professionnelles au service de la construction durable

Au cœur des enjeux de la construction et de l’urbanisme durables, BatiEco présente les solutions innovantes et concrètes d’éco-construction, d’éco-gestion et d’éco-recyclage du bâtiment et de l’habitat.

L’AGORA Einstein et CARI, entreprise nationale de Construction, ont choisi de créer et d’organiser un cycle annuel de 6 salons professionnels pour relever 6 défis du développement durable. Les salons s’articulent autour de quatre piliers : le bâtiment, la technologie, l’environnement, l’humain. Quatre facettes d’un même enjeu : le développement durable se décline au pluriel.

Dans cet objectif, la deuxième édition du salon BatiECo, en partenariat avec le CARMA et ENVIROBAT, se tiendra les 29 et 30 janvier prochains.

Au travers de témoignages concrets, de démonstrations en direct et d’un espace d’exposition professionnel venez rencontrer les acteurs et découvrir les solutions pour construire et rénover durablement.

Synergie et échanges : nous favorisons la rencontre des différents acteurs du domaine, pour répondre ensemble aux enjeux de demain, aux changements du marché et aux évolutions réglementaires. Ce salon réunit sur deux jours l’ensemble des acteurs de la construction :

Maîtrise d’oeuvre
Promoteurs, industriels du secteur de la construction
Pôles de compétitivité
Architectes (2000 contacts privilégiés invités)
Fabricants, distributeurs, installateurs
Institutionnels et collectivités
Conseil, audit, certification…

Rencontrez les professionnels et découvrez les innovations et solutions concrètes dans les espaces d’exposition
Touchez les collectivités et les institutionnels pour développer ensemble des projets
Discutez et échangez grâce aux moments de convivialité : les repas dans les espaces d’exposition, la soirée d’affaires des exposants
Informez-vous et préparez l’avenir avec un cycle complet de conférences abordant l’ensemble des thématiques des enjeux aux techniques de constructions et matériaux

[Eco-concept] Halte à la pollution lumineuse !

Une nouvelle campagne anti-gaspillage pour 2008.

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Les associations et organismes partenaires Agir pour l’Environnement, le Réseau Action Climat France, le Réseau Sortir du Nucléaire et l’Association Nationale de la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne entament leur nouvelle campagne de diminution de la pollution lumineuse nocturne. Les premières en ligne de mire : les collectivités locales qui sont donc invitées à réduire significativement, dans le temps et dans l’espace, les sources de pollution lumineuse sur leurs territoires respectifs.

Paris, la « Ville-Lumière » a d’ores-et-déjà su prendre des dispositions pour éteindre les siennes.

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[Extraits de la campagne d’Agir pour l’Environnement]

Et la lumière fut…

La multiplication des illuminations de Noël, à l’approche des fêtes de fin d’année, entraîne chaque année un gaspillage énergétique considérable. Ce scintillement embrase nos villes et campagnes à tel point que cette course au chatoiement généralisé réussit le tour de force d’éteindre la nuit ! Chaque année, nous assistons donc à une explosion de lumières artificielles dont les conséquences climatiques et énergétiques sont incontestables. Par mimétisme ou concurrence, le recours à ces illuminations intervient de plus en plus tôt dans l’année, éclairant les zones et rues commerciales dès les premiers jours de novembre ! Pire, certaines illuminations restent allumées 24h/24h, sept jours sur sept, quatre mois durant !!

Climat : Briller de mille feux !

Ces illuminations sont d’autant plus malvenues qu’elles interviennent à une époque de forte consommation électrique. Or, durant ces pics de consommation électriques, la France, bien que dotée d’une surcapacité chronique d’électricité nucléaire, ne peut répondre à la demande qu’en recourant aux vieilles centrales thermiques, charbon et pétrole notamment. Selon un document interne de l’Ademe et de RTE qu’Agir pour l’Environnement s’est procuré, chaque kilowattheure supplémentaire consommé pour l’éclairage, en période de forte demande électrique, aurait un bilan carbone frôlant les 600 à 700 grammes de CO2/kWh !

Le nucléaire, alpha et oméga de la politique énergétique française, n’a pas la flexibilité lui permettant de suivre une demande en dents de scie. Ces illuminations de Noël génèrent un effet « boule de neige » du plus mauvais effet puisqu’elles interviennent, par définition, en période hivernale ET en période nocturne. Or, c’est précisément entre 18 h et 21 h que la demande électrique atteint un pic avoisinant les 80 000 à 90 000 mégawatheures de puissance appelée. En exacerbant cette demande à un moment particulièrement mal venu, ces illuminations forcent la France à se doter de nouvelles capacités de production électrique inutiles 99 % du temps ! Pire, ces quelques pics de consommation nécessitent un réseau surdimensionné de pylônes supportant des lignes à très haute tension permettant le transport de l’électricité ; un impact durable sur les paysages et sur la santé des riverains pour une utilisation tout à fait épisodique !

Maîtriser l’énergie : Une idée lumineuse…

Prestige et grandiloquence amènent un certain nombre de collectivités locales et de grandes chaînes de magasins à généraliser des décorations lumineuses qui ont un coût financier non négligeable. Durant l’hiver 2007, certaines villes ont investi plus d’un million d’euros pour animer leurs rues, soit l’équivalent de 25 euros par administré dans certaines communes ! Ces investissements somptuaires laissent songeurs en période de vaches maigres budgétaires. Ce gaspillage électrique est un signal négatif et extrêmement voyant envoyé à toutes celles et ceux qui n’attendent qu’un geste pour justifier leur inaction.

Il est temps que les responsables politiques et économiques fassent preuve de clairvoyance en cessant d’adopter systématiquement le dernier gadget à la mode, gadget qui devient vite un modèle à suivre et un style de vie. Chaque lampe allumée est une invitation au gaspillage et un message implicite à récuser le bienfondé de la politique de maîtrise de l’énergie.

Par effet d’entrainement, certains particuliers ont progressivement recouvert leurs habitations de lampes, alourdissant leur facture électrique pour le plus grand bonheur des fournisseurs d’énergie. Un moyen simple et efficace de réduire ses dépenses énergétiques est donc de limiter le recours à cette cohorte d’ampoules énergétivores et climaticides. L’éclairage extérieur doit être limité dans le temps et provenir d’ampoules basses consommation type fluo compacte ou diodes électroluminescentes (LED), de façon à prolonger leur durée de vie et réduire sensiblement leur consommation unitaire. Mais quoi qu’il en soit, cette efficacité énergétique améliorée ne doit pas justifier une multiplication du nombre de lampes, au risque de perdre d’un côté ce qui a été gagné de l’autre.

Pollution lumineuse et biodiversité : La guerre des étoiles ?

Plus généralement, les illuminations contribuent à la pollution lumineuse qui nuit à l’environnement nocturne. En dix ans, le nombre de points lumineux a augmenté de 30 % en France : en recourant à la lumière artificielle, l’alternance du jour et de la nuit s’estompe et les spots de lumière sont une source de dégradation des écosystèmes. En témoigne ces nombreux cas de mortalité accrue d’oiseaux migrateurs sur des sites sensibles : la mise en lumière de la première section de l’autoroute A16 qui relit Dunkerque et Boulogne fut ainsi à l’origine d’un nombre anormalement élevé d’oiseaux morts aux abords de l’autoroute.

En ville, la lumière artificielle attire les insectes qui deviennent la cible de tous les prédateurs en se concentrant en un seul et même endroit. La grande majorité des espèces de chauves-souris, ne chassant que dans une obscurité totale, déserte les clochers, les lieux historiques, les cavités à cause d’un éclairage digne de mégas-parcs d’attraction. De ce fait, certaines espèces ont totalement disparu des régions urbanisées. Avec plus de 8,7 millions de points lumineux, l’ensemble des animaux sont perturbés dans leur orientation ou présentent des troubles du rythme biologique. A la ville comme à la campagne, les habitants ont donc un rôle majeur à jouer pour permettre à nos enfants de s’endormir en écoutant le chant des chouettes… ou d’observer le ciel étoilé, de plus en plus difficile à distinguer dans les halos de villes-lumières.

Vidéo sur la pollution lumineuse de Samuel Bonvin, Canal 9 :


[Eco-junior] « Mia et le Migou » : une approche familiale de l’écologie

Sortie le 10 décembre 2008

Son long-métrage intitulé La Prophétie des grenouilles l’avait révélé au grand public avec plus de 1 200 000 entrées en France, Jacques-Rémy Girerd revient avec un nouveau film « Mia et le Migou« .

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Mia est une fillette d’à peine dix ans. Alertée par un pressentiment, elle décide de quitter son village natal quelque part en Amérique du Sud pour partir à la recherche de son père. Ce dernier travaille sur un chantier gigantesque visant à transformer une forêt tropicale en luxueuse résidence hôtelière. La route est longue pour retrouver son papa. Mia doit franchir une lointaine montagne, entourée d’une forêt énigmatique et peuplée d’êtres mystérieux. Au coeur de ce monde de légende, la fillette découvre un arbre hors du commun et se confronte aux véritables forces de la nature. Une expérience extraordinaire… à découvrir au cinéma dans près de 300 salles le 10 décembre prochain. En attendant, on vous dit tout sur ce film qui a nécessité 6 ans de travail avec notamment la bande-annonce et un extrait de l’interview du réalisateur. Une belle approche philosophique et poétique de l’écologie pour toute la famille.

La bande-annonce de Mia et le Migou (dès 5 ans)

Extrait de l’entretien avec Jacques-Rémy Girerd : l’écologie, un rapport nouveau avec soi-même et avec la Terre

On retrouve de façon récurrente le thème de l’écologie dans vos films, la protection de la planète ? Si l’on s’intéresse aux êtres vivants, il ne peut en être autrement.

Mais encore ? Un film n’est pas seulement un scénario, si bon soit-il. Certes, l’histoire doit être captivante et bien fonctionner, mais les enjeux véritables se situent ailleurs. Le vrai film joue dans les infimes petits moments de vie proposés, dans les ondes relatives qui passent d’un personnage à l’autre, dans les intentions poétiques. Et précisément ici, dans ce rapport merveilleux à la forêt. J’aime imaginer que mon film communique intimement avec le spectateur, qu’il lui chuchote à l’oreille quelque secret, des fragments d’expériences vécues ou imaginées, des détails qui peuvent changer sa vie. Au fond, l’écologie c’est aller chercher les atomes de sincérité au plus profond du vivant. La planète a besoin qu’on s’ajuste sur cette longueur d’onde.

[…]

Mais quand même, ce promoteur totalement immoral, programmé pour détruire et cette petite fille courageuse qui veut aller de l’avant, l’allégorie est forte !

Oui, la nature est fragile, un rien peut la renverser et l’homme moderne a terriblement accéléré les déséquilibres. A l’échelle géologique, le mal est spectaculaire, certains disent irréversible. Seuls les enfants de demain seront sans doute capables de comprendre où l’homme doit aller. L’écologie, ce n’est pas seulement l’isolation HQE des maisons, la promotion des énergies renouvelables ou la réduction de l’émission des gaz à effet de serre ! C’est un rapport nouveau avec soi-même et avec la Terre.

Pour préparer ou compléter :

aux éditions Milan (parution novembre 2008) :

Album du film
Romans 8 – 10 ans
Romans 10 – 12 ans
Album de coloriage
Livre documentaire